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Douleurs lombaires chroniques

Ceux et celles qui vivent ou ont déjà vécu un diagnostic de lombalgie ont dû trembler de peur en lisant ce titre.


En effet, ce problème est tellement paralysant et handicapant qu'on en vient à le craindre au quotidien. Il change la manière dont on interagit avec le travail, les loisirs, la vie quotidienne. J'ai personnellement vécu des nuits où j'ai dormi sur le sol parce que je n'arrivais pas à grimper dans le lit; des moments où je ne savais plus qui consulter pour me sauver; des moments où je ne savais plus si je devais mettre du froid, du chaud, prendre de la médication en vente libre ou prescrite, de l'antiflogistine, rester assis, couché, debout, aller travailler, ne pas aller travailler...aaahhhhhhhh. On se sent carrément vieux dans son corps.


J'ai connu ce type de vie de manière très forte entre 23 et 35 ans où je me demandais déjà comment allait se dérouler ma vieillesse si déjà à cet âge je peinais à me relever de ma chaise si je restais assis plus de 5 minutes...j'avais peur! Moi qui ai toujours fait du sport à l'extrême, qui donnais toujours mon meilleur...j'étais désormais condamné à l'invalidité.


Lorsque je travaillais comme préposé aux bénéficiaires (pendant plus de 10 ans), je me suis retrouvé en arrêt de travail plus souvent qu'à mon tour. J'ai rencontré plusieurs médecins, chiropraticiens, physiothérapeutes, ergothérapeutes, massothérapeutes; j'ai pris le fameux kit de guerre naproxen/cyclobenzaprine à plusieurs reprises (car c'est en général tout ce qu'on peut vraiment prendre dans ce temps là); je suis resté tranquille et j'ai fais tout ce qu'on me disait de faire; tout ce que je pouvais faire.


Je me croyais irrécupérable, mais je suis maintenant en très bon état si je fais attention lorsque je pratique certaines activités plus intenses. J'ai enfin repris une vie normale après tout ce temps. C'est possible! Ne désespérez pas! C'est difficile, mais à dire vrai...quelle autre option avez vous?


VOICI COMMENT ON VIENT À BOUT DES DOULEURS LOMBAIRES CHRONIQUES


1-On détermine si la douleur est arrivée d'un coup après un choc ou bien progressivement.

2-Si ça ne nous est jamais arrivé auparavant, c'est en général beaucoup plus facile d'en venir à bout et le processus devrais être moins long.

3-On va chez le médecin et souvent on passe des radiographies pour être certain qu'on a pas affaire à un hernie ou autre problème osseux. (Bien que parfois les hernies ne soient pas visibles sur les radios.)

4-Si la douleur est assez aigue et handicapante, la première rencontre consistera souvent en un arrêt de travail de 1 semaine à 1 mois et une prescription d'anti-inflammatoires(Naproxen) et parfois de relaxants musculaires(cyclobenzaprine).

5-Ça va bien après ça? Retour au travail et à la prochaine chicane!

6-Le dos reste sensible et le travail dégrade rapidement l'état du dos et il y a rechute.

7-Retour aux étapes 3 et 4 avec en général un arrêt de travail un peu plus long et des rencontres en physiothérapie.

8-Rencontres éventuelles possibles en ergothérapie pour renforcer les muscles nécéssaires à vos tâches de travail.

9-Lorsque que l'inflammation du début diminue (normalement après 1-2 semaines de repos), on fait tous les exercices que les professionnels nous proposent qui ont surtout pour but de renforcer les muscles transverses abdominaux et les stabilisateurs du corps qui viendront supporter les grandes bandes musculaires avec leur travail de gainage.

10-On règle une bonne partie de notre problème à force de repos et de détermination dans nos exercices.

11-On va un peu mieux, mais on ne se sent pas encore très solide. On ne peut pas rester en arrêt de travail pour toujours...alors on retourne travailler.

12-Même avec un retour progressif ou des travaux légers, on reste incertain de notre rémission complète. On y va doucement, mais on a une job à faire et on doit être performant un minimum pour ne pas se sentir mal face aux autres et à notre employeur.

13-Même si j'ai fais de beaux exercices, je rechute, car mon travail n'a pas changé entre temps et j'effectue toujours les mouvements qui m'ont déjà blessé.

14-Je désespère! Jamais je ne vivrai normalement. J'ai déjà arrêté les sports, ce qui dans un sens empire la situation, car je ne bouge plus parce que j'ai mal et j'ai mal parce que je ne bouge plus. Je suis maintenant pris dans un cercle vicieux; un cycle dont il me faudra sortir un jour.

15-J'ai le choix:

a) de continuer ce cycle sans fin de souffrances et de perte d'estime de soi.

b) de trouver un moyen de changer ma routine dans l'emploi que j'occupe déjà. (Il faut être honnête, c'est rarement possible de changer plus de 15% de notre routine)

c) de faire face à la réalité et de commencer à installer les piliers d'une prochaine étape de vie avec un métier qui me plaira, mais qui ne détruira plus mon corps au quotidien.

16-Commencer un autre type d'emploi.

17-Refaire les étapes 3 et 4 si nécessaire car mon corps n'a pas encore eu le temps de se réparer de mon emploi précédent.

18-M'assurer que je possède toujours le gainage que j'ai acquis grâce à mes exercices de physiothérapie et d'ergothérapie.

19-Équilibrer les périodes debout, assis et couché. (Par exemple, éviter de passer trop de temps d'affilé dans le divan)

20-Marcher plus, continuer les exercices doux de stabilisation, recevoir des massages, faire des étirements appropriés en fonction des endroits où sont situées mes tensions. (Je peux vous guider pour cette étape)

21-Diminuer la charge de travail immédiatement quand je me sens perdre le contrôle de mon dos et que les douleurs reviennent.

22-En apprendre plus sur l'auto-massage et l'entretien de mon propre corps, un incontournable. On devrait tous savoir un peu comment prendre soin de soi-même. C'est à vous ce corps...connaissez-le!

23-Continuer à augmenter l'équilibre des forces dans le corps, devenir plus fort, bouger plus et mieux, éviter de laisser la bedaine s'installer, se questionner sur sa posture, toujours faire des exercices de qualité. Mieux manger et éviter d'être trop plein. (cela rajoute de la tension dans le bas du dos)

24-Être heureux car on a reprit une vie normale; on peut sortir avec les amis, faire du sport avec les enfants, être confortable dans son corps, marcher, danser, courir, sauter, travailler, faire l'amour de manière décente, aider nos proches dans leurs tâches et être fiers de nous.


Il y a bien sûr d'autres chemins...mais celui-ci est très commun et on doit se rendre à l'évidence qu'il faudra faire beaucoup d'efforts pour revenir au top. La santé c'est important! On peut être invalide à 25 ans et marathonien à 70 ans.


Je suis toujours disponible pour vous conseiller et il me fera plaisir de vous accueillir chez moi pour prendre soin de vous et vous offrir mon support. Je comprends ce que vous vivez et je pourrai vous guider dans ce processus si vous le désirez.


Bonne chance à vous, bon courage...


J-F Duval massothérapeute, sportif et ancienne épave dû aux maux de dos


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